Allaitement

Les bienfaits de l’allaitement maternel

Les bienfaits de l'allaitement maternel

Une étude menée par des chercheurs de l’Université LIFE de Copenhague confirme les immenses bienfaits de l’allaitement maternel. Notamment en prévention de l’obésité.

L’allaitement maternel… tant (trop ?) de bienfaits

Je suis comme vous. J’ai beau avoir – longtemps – allaité mes deux enfants, je suis parfois fatiguée des qualités de « potion magique » qu’on prête au lait maternel… Arrêtons de stigmatiser celles qui préfèrent le biberon au sein.

Mais en même temps, années après années, les études s’empilent et affirment les immenses bénéfices pour la mère et l’enfant d’un allaitement maternel plutôt qu’artificiel.

 

Une récente étude publiée par des chercheurs de l’Université LIFE de Copenhague (Danemark) dans le cadre du projet SKOT, observation à grande échelle de la santé des enfants danois supervisée par le Professeur Kim Fleischer Michaelsen, vient encore enfoncer le clou.
Menée sur près de 330 enfants en bonne santé, étudiés à leurs 9, 18 et 36 mois, elle met cette fois-ci en avant les propriétés anti-obésité de l’allaitement maternel… et de mon point de vue, ce sont surtout les méfaits potentiel des laits artificiels qu’elle éclaire, par contraste.

Bébé allaité, risque d’obésite diminué

D’après les chercheurs de LIFE, le lait maternel diminuerait le niveau de l’insuline et de l’hormone de croissance IGF-1 dans le sang des bébés, induisant une croissance et un gain de poids modérés, même après la découverte des aliments solides, vers 9 mois.
Plus longtemps l’enfant serait allaité au sein (au minimum 6 mois), mieux sa courbe de croissance s’en porterait.
L’allaitement limiterait donc, à terme, les risques d’obésité et de diabète de type 2.

A contrario, le lait artificiel encouragerait la multiplication des cellules graisseuses, augmentant les risques de gain de poids dès l’enfance.

Veau, vache, bébé…

Un jour j’ai lu un document, peut-être édité par La Leche League car assez radical et sans doute excessif, qui disait en substance que le lait de la vache avait pour objectif de faire grossir aussi vite que possible un veau obligé d’être rapidement autonome et solide, résistant au froid et aux agressions extérieures. Et qu’à l’inverse la croissance humaine devait être lente pour laisser le temps au cerveau de se développer correctement. En gros, le veau double son poids en 2 mois, quand le bébé humain le fait en 6 mois. Et c’est l’inverse pour le cerveau, à peu de choses près.
C’était hyper provocateur mais je ne peux m’empêcher d’y penser en découvrant cette étude.

D’autres avantages

Cette étude n’est pas révolutionnaire mais elle apporte sa pierre supplémentaire à l’édifice déjà bien solide des bénéfices santé de l’allaitement. Et elle affirme, donc, qu’alimenter son enfant au sein le protégérait également des bactéries dans l’estomac, des infections pulmonaires, limiterait asthme, allergies et eczéma. Mieux : en fin de vie, les chercheurs ont constaté que les personnes ayant été allaitées auraient bénéficié d’une meilleure santé générale.

Intéressant pour la santé maternelle, également

Allaiter, c’est donc bon pour nos bébés. Mais pas seulement. Les mères allaitantes profiteraient aussi de quelques avantages liés à cette activité nutritive hautement chronophage : dépense de 500 calories par jour, moins de risque d’ostéoporose, de cancer du sein ou des ovaires.

Alors… tentées par l’allaitement ?

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